Le Espagnol de Pont-Audemère est l’une des races de chiens les plus rares et les moins connues de France: un spaniel d’eau normand aux poils bouclés et à l’air désorienté, élevé pendant près de deux siècles pour travailler dans les marais et aujourd’hui au bord de l’extinction. Ses rares exemplaires lui ont valu le surnom affectueux de le petit clown des marais(le petit clown des marais). Si vous cherchez un chien de chasse affectueux, résistant et avec une personnalité unique, ce guide vous dira tout ce qu’il faut savoir sur le Spaniel de Pont-Audemère avant de penser à partager votre vie avec un.

C’est le spaniel de Pont-Audemère pour vous ?
L’espagnol de Pont-Audemère n’est pas un chien pour n’importe qui, et pas pour son caractère – qui est charmant – mais pour sa rareté et ses besoins de travail. Il s’agit d’un chien de chasse à l’eau qui n’a presque jamais été gardé comme simple animal de compagnie: Leur habitat naturel est le marais, l’humidité et la campagne. Avant de tomber amoureux de sa fourrure bouclée, il est bon d’être honnête sur ce qu’implique vivre avec un chasseur naturel dont il ne reste que quelques centaines d’exemplaires dans le monde.
Points pour
- Il est doux, affectueux et très attaché à son maître.
- Facile à entraîner pour sa docilité et sa volonté de plaire.
- Un chien rustique, résistant et infatigable au travail.
- Un nageur exceptionnel, idéal pour la chasse dans l’eau et les zones humides.
- Character joyeux et drôle, presque un clown.
- Une fourrure qui ne demande pas de soins excessifs, juste un brossage régulier.
Points à prendre en compte
- Race très rare: trouver un chiot est très difficile, même en France.
- Il a besoin de beaucoup d’exercice; il souffre enfermé ou inactif.
- Fort instinct de chasse et de poursuite de proies.
- Il n’est pas conçu comme un chien de plancher ou de vie sédentaire.
- Peu d’informations vétérinaires à cause de la rareté de la population.
- Une alopécie héréditaire a été décrite chez la race.
Caractère et tempérament
Dans sa rareté, l’espagnol de Pont-Audemère a un caractère qui correspond parfaitement à ce que l’on attend d’un bon spaniel: docile, affectueux et facile à traiter.
Son trait le plus célèbre est la gaieté. En France, on l’appelle le petit clown des marais, le petit clown des marécages, pour son comportement enthousiaste, un point fou et débordant d’énergie quand il sort sur le terrain chercher des pièces. Ce mélange de bonté, de dévouement et de bonne humeur en fait un très agréable compagnon pour celui qui sait lui donner le travail et l’exercice dont il a besoin.
C’est aussi un chien robuste et travailleur: il supporte les conditions difficiles, le froid de l’eau et les journées exigeantes sans se décourager.

Cohabitation: enfants, autres animaux de compagnie, appartement et solitude
L’espagnol de Pont-Audemère a presque toujours vécu dans un environnement de travail caninétique et a rarement été élevé comme chien de famille. Ça ne veut pas dire qu’il ne peut pas l’être: Son caractère doux et affectueux le rend apte à vivre avec enfants, à condition que le ménage comprenne qu’il s’agit d’un chien sportif avec un besoin d’activité bien au-dessus de la moyenne. Comme pour tout chien, la cohabitation avec les plus petits doit être surveillée et basée sur le respect mutuel.
Avec le autres animaux de compagnie, il s’entend généralement bien, surtout s’il se socialise à partir d’un chiot. Il convient de garder à l’esprit son instinct de chasse marqué: les petits animaux qui courent – lapins, oiseaux domestiques – peuvent éveiller son impulsion de poursuite, de sorte que l’introduction doit être faite avec la tête.
Le la vie au sol est son point faible. Un chien élevé pour parcourir les marais et les champs ouverts ne s’intègre pas naturellement dans un petit appartement; il peut s’adapter s’il reçoit beaucoup d’exercice quotidien, mais ce n’est pas son environnement idéal.
En ce qui concerne le la solitude, c’est un chien très attaché à son propriétaire et il n’est pas bon de passer trop d’heures seul.
Éducation et formation
L’un des grands avantages du Spaniel de Pont-Audemère est qu’il est facile à éduquer. Sa docilité et son désir de plaire lui permettent d’apprendre rapidement, et son intelligence de chien de travail le prédispose à collaborer avec le guide.
En tant que chien d’échantillon et de collecte, il canalise naturellement une grande partie de son énergie par le travail cinégétique: chercher, marquer et récupérer des pièces dans l’eau.
La socialisation précoce avec les gens, les autres chiens et les environnements variés est la clé pour que leur caractère équilibré se développe bien.
Exercice et activité
Voici la clé de la race: le Spaniel de Pont-Audemère a besoin de beaucoup d’exercice. C’est un chien de chasse infatigable, élevé pour passer des heures à travailler sur des terrains humides et difficiles, et cet héritage se traduit par une demande d’activité très élevée.
L’eau est son élément. Excellent nageur, apprécie comme peu les bains, les baignades dans les rivières et les étangs, et toute activité combinant l’odorat et le mouvement. Les longues promenades, les courses, la natation, le mantrailing et les sports canins sont des options idéales pour le maintenir en équilibre. Une courte promenade ne suffit pas: nous parlons d’une race conçue pour l’endurance.
Pour un chasseur, il est le compagnon idéal dans les zones humides et les champs ouverts. Pour une famille active qui aime le sport en plein air, il peut être un chien merveilleux tant qu’on lui donne la canne d’activité dont il a besoin. Pour un foyer calme et sédentaire, ce n’est pas le bon choix.

Soins: fourrure et hygiène
Malgré ses cheveux bouclés, l’espagnol de Pont-Audemère n’est pas un chien particulièrement exigeant en soins.
Ce tupé caractéristique sur la tête peut prendre jusqu’à cinq ans pour se développer complètement, de sorte que l’aspect “peignoir” si typique de la race est quelque chose qui arrive avec la maturité.
Comme tous les chiens d’eau et de campagne, après les journées de travail ou de bain, il est conseillé de bien le sécher et de vérifier qu’il ne traîne pas de boue, de graines ou de parasites entre les poils.
Alimentation
Comme il s’agit d’un chien sportif, moyen et très actif, l’alimentation de l’espagnol de Pont-Audemère doit être adaptée à ses dépenses énergétiques élevées.
L’idéal est d’ajuster la ration à son âge, son poids et son niveau d’activité réel: un exemplaire qui part à la chasse plusieurs jours par semaine ne mange pas la même chose que celui qui a une vie plus calme.
Il convient de surveiller son état corporel pour qu’il ne prenne pas de poids pendant les périodes de moins de travail et de veiller à ce qu’il ait toujours de l’eau fraîche disponible, surtout après les journées d’effort.
Santé et espérance de vie
L’information sanitaire sur l’espagnol de Pont-Audemère est limitée précisément par la rareté de la population: il y a peu d’exemplaires et donc peu de données vétérinaires systématisées.
Le problème de santé le mieux documenté chez la race est une forme de alopécie(perte de cheveux) qui apparaît généralement entre sept et dix-huit mois, affectant principalement les zones des oreilles et du museau. Les études réalisées par biopsie ont mis en évidence des altérations du follicule pileux et de l’accumulation de pigment dans le cheveu comme causes de l’affection et ont écarté les problèmes endocriniens tels que l’hypothyroïdie.
Comme pour toute race très minoritaire, la principale préoccupation historique a été la consanguinité dérivée d’une très petite base génétique: C’est la raison pour laquelle le club de race a autorisé les croisements avec d’autres races pour la préserver. Un suivi vétérinaire régulier, une prévention régulière (vaccination, désinsectisation, contrôle des oreilles) et une éducation responsable sont les meilleures garanties de bien-être. Il n’existe pas de chiffres officiels sur l’espérance de vie spécifique de la race, mais on peut s’attendre à celle d’un spaniel de taille moyenne et en bonne santé.
Aspect physique
L’espagnol de Pont-Audemère est un chien de taille moyenne, d’apparence compacte et vigoureuse malgré une silhouette un peu bosselée. Les mâles et femelles mesurent environ entre 51 et 58 cm à la croix et pèsent environ 18 à 27 kg, avec une constitution forte et musclée.
Son trait distinctif est le fourrure bouclée, dense et à l’aspect laineux, qui forme un toupet caractéristique sur le front et couvre les oreilles lui donnant cet air de “perruque” incontournable.
La couleur la plus courante du manteau est le de couleur verte ou brune-mâle, souvent roux avec blanc, avec des zones plus claires sur la poitrine, le ventre ou le visage qui peuvent atteindre presque le blanc. Les deux modèles peuvent afficher des reflets rougeâtres décrits comme “de feuilles mortes”. Les marques noires ou le feu sont considérés comme un défaut. La queue, qui est généralement amputée jusqu’à un tiers, présente des franges lorsqu’elle est laissée entière, à la manière d’un setter. Ensemble, son corps long et son museau pointu lui donnent un air qui l’a plus rapproché du setter qu’au spaniel classique.
Origine et histoire
La race tire son nom de la région de Pont-Audemer, en Normandie (France), où elle est censée s’être développée au cours du XIXe siècle, bien que ses origines exactes soient perdues dans le brouillard. On pense que dans sa formation, différents chiens d’eau et spaniels sont intervenus: l’anglais Water Spaniel et le chien d’eau irlandais auraient apporté du sang à leur type original, et certaines sources citent également le caniche et le barbet parmi leurs ancêtres.
Au début du XXe siècle, en dehors de la France, il était plus apprécié pour son utilité comme setter que pour le travail typique d’un spaniel, et il était très apprécié pour la chasse au canard sauvage dans l’eau et dans les terrains marécageux.
Après la Segunda Guerra Mundial, il restait si peu d’exemplaires qu’en 1949, le président du club de la race a autorisé les croisements avec d’autres races – y compris le chien d’eau irlandais – pour éviter la consanguinité qui menaçait de l’éteindre. Malgré cela, la population est restée très faible. En 1980, sur recommandation de la Société Centrale Canine, le club du Pont-Audemère est fusionné avec celui du Spaniel Picardo et du Spaniel Bleu de Picardie. Aujourd’hui, la race est reconnue par la Fédération Cynologique Internationale (norme FCI n ° 114, groupe 7 de chiens d’échantillon) et par d’autres registres, mais elle reste extrêmement rare même dans son pays d’origine.
Les curiosités
- Son surnom français, le petit clown des marais(“le petit clown des marais”), résume parfaitement son caractère joyeux et bruyant lorsqu’il sort dans la campagne.
- C’est l’une des races de chiens les plus rares au monde: il en reste très peu, et le voir en dehors de la France est exceptionnel.
- Leur fameuse toupee bouclée sur le front peut prendre jusqu’à cinq ans pour se développer complètement.
- Au début du XXe siècle, il était considéré, en dehors de la France, plus comme un setter qu’un spaniel pour sa façon de travailler et son museau pointu.
- Pour la sauver de l’extinction, son club est même allé jusqu’à autoriser officiellement les croisements avec d’autres races, ce qui est rare dans le monde de la cynophilie.
- Il est reconnu aux États-Unis par le United Kennel Club au sein de son groupe de chiens de chasse, en plus de la FCI.
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Questions fréquemment posées sur le spaniel de Pont-Audemère
Le Spaniel de Pont-Audemère est-il un bon chien de famille ?
Il peut l’être, grâce à son caractère docile et affectueux, mais il a presque toujours été élevé comme chien de chasse et non comme simple animal de compagnie.
Pourquoi est-ce une race si étrange ?
Malgré les croisements autorisés pour la sauver et la fusion de son club avec celui du Spaniel Picardo en 1980, elle reste extrêmement rare même en France.
Combien d’exercice avez-vous besoin ?
C’est un chien de chasse infatigable qui a besoin d’une activité physique et mentale intense tous les jours: longues promenades, natation, jeux d’odorat et travail de collecte. Il n’est pas adapté à une vie sédentaire.
C’est difficile à entraîner ?
Au contraire, c’est l’un de ses points forts: sa docilité et son désir de plaire le rendent facile à éduquer avec des méthodes positives, de la patience et des séances stimulantes.
Quels soins faut-il apporter à sa fourrure ?
Il suffit de se brosser régulièrement pour éviter les nœuds, d’être attentif aux oreilles – qui doivent être vérifiées et nettoyées, surtout si elles sont très mouillées – et de bien les sécher après les bains.
Avez-vous des problèmes de santé ?
Le mieux documenté est une forme d’alopécie qui apparaît entre 7 et 18 mois, affectant les oreilles et le museau.
D’où vient son nom ?
De la région de Pont-Audemer, en Normandie (France), où la race a été développée au XIXe siècle à partir de différents chiens d’eau et spaniels.
Tu t’entends bien avec les autres animaux ?
Il faut garder à l’esprit son instinct de chasse avec de petits animaux qui courent, donc les présentations doivent être faites avec calme et supervision.